Une audition qui ne signifie pas forcément la fin de l’affaire Bettencourt pour Eric Woerth
Eric Woerth se disait « impatient » d'être entendu par la justice. Son « souhait »
a enfin été exaucé. Mais cette audition ne marque pas la fin de
l'enquête, et on voit mal comment l'affaire Woerth-Bettancourt pourrait
être close avant la rentrée.
Autant dire que le ministre du Travail défendra la réforme des
retraites devant le parlement en septembre aussi affaibli qu'avant ses
vacances. Cible idéale dans l'hémicycle et dans les manifestations.
Comme on le reconnaît désormais dans la majorité, cette affaire,
quel qu'en soit le résultat final, laissera des traces. Et il se
murmure à présent dans les coulisses du pouvoir que Nicolas Sarkozy
pourrait même se séparer de son ministre à l'occasion du remaniement
annoncé pour l'automne.
Le chef de l'État a déjà contraint Eric Woerth à renoncer à cumuler
son ministère avec la fonction de trésorier de l'UMP - qu'il occupait
depuis 8 ans. Il n'avait pourtant pas démérité à ce poste ; c'est à lui
que l'UMP doit la création du « Premier Cercle », ce club select de
grandes fortunes particulièrement généreuses pour favoriser l'élection
de Nicolas Sarkozy en 2007 : plus de 9 millions d'euros de dons avaient
été recueillis auprès des particuliers, évidemment « en conformité avec la loi », a dit Eric Woerth aux policiers.source: rfi
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