| |
Posté le Saturday 31 July 2010 @ 09:00:00 by Youba Contributed by: Anonyme
|
 |
 Après deux reports successifs, la date des élections présidentielle et
législatives en Centrafrique a enfin été fixée. Selon un décret du
président François Bozizé, lu à la radio nationale vendredi, le scrutin
aura lieu le 23 janvier 2011.

Un bureau de vote lors des élections présidentielle et législatives du 8 mai 2005.
© AFP.
Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die.
Mi-juin, la Commission électorale indépendante (CEI) avait proposé de
les fixer au 24 octobre mais le président François Bozizé, qui s'exprimait récemment dans les colonnes de Jeune Afrique, a choisi de ne pas suivre cet avis.
Les reports étaient réclamés notamment par l'opposition et
recommandés par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU,
Union européenne, France, États-Unis). L'opposition estimait que toutes
les conditions requises n'étaient pas garanties, notamment la sécurité.
À la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant
le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des
députés a été promulguée. Selon le décret, « la campagne électorale est
ouverte le 10 janvier et close le 21 janvier à minuit. Le scrutin se
déroulera sans interruption de 7h à 16h ».
Problèmes sécuritaires
La date du 24 octobre avait été proposée « à l'unanimité » de la
trentaine de membres de la CEI le 17 juin. Ceux-ci étaient « convaincus
que jusqu'à la date du 24 octobre, les contraintes organisationnelles,
sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les
élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde
», selon le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.
Toutefois, le porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika, avait
alors rappelé : « Le chef de l'État l'a dit et répété, la nouvelle date
des élections devra tenir compte des conditions sécuritaires et de
l'avancée du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion
(DDR) des ex-rebelles qui doit atteindre la phase du désarmement. »
« Le gouvernement souhaite seulement que certaines conditions soient
remplies pour que nous allions tous à des élections apaisées, libres et
démocratiques », avait-t-il conclu.
La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix
réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre
fin à des années d'instabilité et d'inscécurité. Arrivé au pouvoir par
un coup d'État en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé
est candidat à sa propre succession.source: jeune afrique
|
|
|
Liens Relatifs
L'Article le plus lu à propos de :
Les dernières nouvelles à propos de : 
|