
Opération anti-Aqmi : polémique sur l'enlèvement présumé de deux Maliens
Date : Saturday 31 July 2010 @ 10:02:08 :: Sujet :
Paris nie tout enlèvement de civils maliens au cours de l'opération
anti-Aqmi menée conjointement par la France et la Mauritanie, le 22
juillet dernier en territoire malien. Mais ce n'est pas ce qu'affirment
des représentants de la communauté arabe de Tombouctou qui ont porté
plainte devant la justice malienne contre les armées française et
mauritanienne. Carte d'Afrique situant le sanctuaire et la zone d'activité directe d'Aqmi.
La réponse du Quai d’Orsay est catégorique : personne n'a été détenu
à l'issue de l'opération franco-mauritanienne menée le 22 juillet
contre un camp d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali. Cette
affirmation du porte-parole du ministère français des Affaires
étrangères, Bernard Valero, au cours d'un point de presse, le 30
juillet, faisait suite à une plainte pour enlèvement déposée à
Tombouctou par une communauté arabe contre les armées mauritanienne et
française pour « enlèvement de deux civils maliens ».
Affaire potentiellement explosive
« Quand les militaires français et mauritaniens sont arrivés dans le
campement, après avoir tué ceux qu'ils cherchaient, ils sont allés dans
un petit campement pour arrêter, séquestrer et enlever deux civils qui
sont Ckeikna Ould Bolla et Rabah Ould Bammoshi », a déclaré Sidy
Mohamed Ould Mohamed, élu municipal de Tombouctou et membre de la
communauté arabe de cette région. « Ce sont des civils innocents qui
ont été enlevés. C'est arbitraire. On exige leur libération », a-t-il
ajouté.
L’affaire est potentiellement explosive. Car si les faits étaient
avérés, cela pourrait conduire certains membres de la communauté arabe
à apporter un soutien direct à Aqmi (qui jouit déjà de nombreux
soutiens logistiques dans la région), voire à prendre le maquis.
L'armée mauritanienne a mené le 22 juillet avec l'appui de la France un raid contre un camp d'Aqmi en territoire malien, qui a fait sept morts dans les rangs des combattants islamistes, selon les autorités mauritaniennes.
Selon la France, l'opération visait à libérer l'otage français
Michel Germaneau, détenu depuis avril par Aqmi qui a annoncé, samedi
dernier, avoir exécuté le Français pour venger ses membres tués lors de ce raid.
Le gouvernement mauritanien affirme que cette opération avait pour seul
objectif de prévenir une attaque d'Aqmi sur son territoire, programmée
le 28 juillet.(Avec AFP)
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